Nichée au cœur du quartier du Petit-Montrouge, dans le 14e arrondissement, la villa d’Alésia est l’un de ces petits coins de Paris qu’on découvre souvent par hasard… et dont on tombe amoureux presque aussitôt. Cette impasse en forme de Y, à deux pas de Montparnasse et d’Alésia, a longtemps été une véritable cité d’artistes, et ça se voit encore à chaque façade.
On y marche entre maisons basses, ateliers vitrés et façades mêlant Art nouveau et Art déco. Grandes verrières d’atelier, briques colorées, fresques aux motifs floraux, plantes grimpantes qui s’enroulent autour des murs : tout ici respire la lumière, la création et une certaine douceur de vivre. On est à Paris, mais avec une atmosphère presque intime, comme dans un petit village dédié aux arts.
La villa d’Alésia porte encore très clairement la trace de ceux qui l’ont habitée :
- au 37 bis, l’ancien atelier du peintre Henri Matisse, aujourd’hui occupé par les Ateliers Terre et Feu, une école d’art qui perpétue l’esprit des lieux ;
- au 11, la maison du peintre Auguste Leroux ;
- au 2 bis, l’ancien atelier du sculpteur animalier Edouard-Marcel Sandoz.
On ne visite pas la villa d’Alésia comme un musée, mais comme une rue discrète qui raconte une histoire : celle d’un Paris d’artistes, de lumière naturelle, de travail silencieux derrière les verrières. C’est une halte idéale pour qui aime flâner hors des grands axes, appareil photo à la main, en quête de ces petits morceaux de ville qui ont une âme.
